janvier 25, 2010 - Posted by BuGs - 0 Comments

Station de JR Yamanote line d’Akihabara
Akihabara (秋葉原), ou Akiba (アキバ), est le quartier le plus réputé d’être la ville de l’électronique, on y trouve des boutiques de tout et n’importe quoi en rapport avec l’électronique, de salles d’arcades, de Pachinko. Le quartier est aussi connu pour ses Maid Cafe, bar-resto où les serveuses sont déguisées, mais ça aussi j’en parlerai plus en détail plus tard. A Akiba se trouve aussi le grand magasin Ishimaru, paradis du CD. On y trouve un étage par genre musical (plus que huit étages).
Pour les photos de l’article en plus grand copiez leurs liens dans des onglets ou fenêtres à part.
Akihabara est blindée de touristes, déjà à la sortie nord de la station de la ligne Yamanote line (山手線) On y trouve plein de boutique touristique dont une « waku waku taro » ou je me suis arnaqué en achetant des petits joujous sans valeurs à 15.000 Y (l’équivalent de 200DT ou 120 €) qui se vendaient deux à trois fois moins chers dans les boutiques de deuxième main et surtout de meilleures qualités et non des made in china. C’est pas grave c’était quand même mes 1ers jours et j’étais super chaud pour acheter un kimono voulant ressembler aux héros de mon manga préférés « Bleach », mais j’ai raté au lieu d’acheter un Kimono je me suis acheté un Yukata (浴衣 comme un cap de bain) et du coup c’est pas vraiment à un capitaine respectable du Gotei au quel j’ai ressemblé, mais à autre chose.

Taito Game, Magasin de jeux vidéo et arcades

Les rues et les magasins d’électroniques d’Akihabara

L’une des salles de jeux sur huit étages
J’ai commencé par visiter les magasins, hyper géants, d’électroniques dont les prix étaient trop géniaux même pour un simple salarié Tunisien. Des magasins gigantesques sur huit étages avec tout ce qu’on espère voir, même les robots. Impressionné par les couleurs, les éclairages, les prix je continuais à parcourir les vitrines et admirer les articles.


Le maid cafe « home cafe »
Il n’y avait pas que des magasins de Jeux vidéo et d’électroniques, mais aussi des magasins des mangas, des BD, des figurines, des posters, des jeux…
Sans oublier aussi les café pour mangas, ce qu’on appelle aussi les Maid-café, ou les serveuses sont déguisés, et j’y étais, celui que j’ai choisi était au 4eme étage, et s’appelait « Home Café ». L’entrée coûte 700 Yen (presque 10 DT, 5 €) et c’est pour seulement 60 minutes, si tu dépasse d’une seule minute tu payera une nouvelle heure, les boissons ça coûte dans les 500 Yen à peu près un petit café crème (mais trop bon rien à voir avec nos fameux champignons de salon de thés). Moi j’y étais en tant que touriste, mais beaucoup des locaux y sont accro, ce qu’on appelle les Otaku, ils n’ont pas de vie sociale, ni de succès avec les filles, donc fréquentent ce genre de café pour y être traité comme des maîtres « Goshujin Sama ». Et la majorité, ont des cartes de fidélité. Certains tombent amoureux des serveuses et deviennent plus qu’accro à ce café et dépensent tout leurs argent pour y être. Parmi les notices du café :
- Ne jamais poser des questions personnelles aux serveuses.
- Ne jamais échanger des numéros de téléphones ou d’autres coordonnées.
- Ne jamais tenter de suivre les serveuses dans la rue après les heures de travail.
- Interdit de filmer ou photographier.
Aussi pendant les 60 minutes on a le droit de parler seulement pendant 15 minutes avec l’une des serveuses qu’on a choisie, si on veut discuter plus on paye 500 Yen les 15 autres minutes, pareil aussi le prix d’une photo, comme celle que j’ai posté, est de 500 Yen. Pareil aussi pour jouer à un petit jeu avec une serveuse, style échec ou autres trucs.
J’ai trop aimé, je me suis bien marré, et je me suis barré, après manger du Halal, qui m’a tant manqué, chez un restaurant indien pas loin de la station de métro, pour rentrer après à Higahsi-Matsuyama en changeant de métro à Ikebukuro.
Ah oui aussi dans les magasins divers vous risquez de tomber sur plein de trucs bizarres, autres que les vêtements de Cosplay comme les images au dessous.

Des slips insolites et quelques Gadgets bizarre du made in Akihabara


Des vrais BD de « Naruto » et « Bleach »
janvier 25, 2010 - Posted by BuGs - 0 Comments
Je suis désolé, désolé, désolé, d’avoir mis une semaine et non 24 heures pour continuer la suite de mes aventures au Japon (Par ici pour lire le premier article pour ceux qui ne l’ont pas encore lu Mon trip au Japon), mais j’ai eu tant de choses en si peu de temps dans ma vie privée et professionnelle. (Pour afficher les photos en grand copier leurs liens dans un autre Onglet ou fenetre)
Donc pour commencer il faudra retourner à la soirée de mon arrivée. La ville où j’ai dormi s’appelle « Higashimatsuyama (東松山市) » qui est à 70km de Tokyo. Un petit village traditionnel en quelque sorte, calme, loin du stress de la capitale, mais le seul problème qui y reste demeure la langue. Réveil à 09h00, rendez vous à 09h30 à la station de métro 630Yen est le prix du ticket, direction la station de liaison « Ikebukuro (池袋) » à Tokyo… Mauvais bol, je ne connaissais pas les couleurs des métros, j’ai donc raté l’express et j’ai pris le normal !
Le trajet a duré 1h30, ce qui m’a fait comprendre pourquoi les japonais ont tellement d’activités dans le métro (mails, regarder les TV sur les portables, bosser, dormir, jouer à la NDS ou PSP)
J’étais le seul qui perdais son temps à ne rien faire .. et c’est normal puisque j’étais le seul arabe dans le métro..
Par contre une chose m’avait choqué : des autocollants qui interdisaient l’utilisation du portable dans le métro !! C’était sûrement par respect à la majorité qui s’endort.
Ne rien faire pendant 01h30 est dur à croire, donc la vérité c’est que je mâtais les petites jupes de quelques jeunes demoiselles assises en face, ni en Europe ni ailleurs je n’aurai vu autant de filles en minijupe concentrées en un seul lieu !! Au Japon il y en a partout (même dans la station de ski à -12°C). Je ne vous cache pas pour tout les mecs c’est beau à voir même pour les locaux, qui m’ont semblé habitués.
Nous voila enfin arrivés à Tokyo, je ne quitte pas la station je change de ligne de métro et je prends la « Yamanote Line » la verte que tout les touristes adorent, elle fait le tour de la ville et revient toujours à la station départ, circulaire et on ne risque pas de s’y perdre.
Ma direction est la station d’ « Asakusabashi (浅草橋駅) », pour y rencontrer deux jeunes Japonaises que j’ai connues à travers Facebook, quelques semaines avant mon voyage. La date et l’heure du rendez vous étaient fixés depuis plus qu’un mois. Petite Escale à la station « Yoyogi (代々木) », pour profiter de ses beaux parcs, puis reprise du métro toujours la « Yamanote line » direction « Akihabara (秋葉原)».
C’est sans m’en rendre compte que, mon sac sur le dos, marchant à « Yoyogi (代々木) », je me suis retrouvé bien loin à « Ebisu (恵比寿)».
J’ai rencontré quelques français, certains résidents, d’autres touristes, et s’il y’en a tellement dans cette ville c’est que l’ambassade Française n’était pas loin. Petit tour dans le plus beau parc que je n’ai jamais vu, c’était un parc mémorial pour les héros de la 2eme guerre mondiale, beaucoup y font du sport, d’autres pêchent au bord des petits ruisseaux.
Après avoir satisfait mon instinct de clics, quelques belles photos que je partage avec vous ci-dessous, retour à la station métro mais celle d’ « Ebisu (恵比寿) » et non de « Yoyogi (代々木) ». Direction « Akihabara (秋葉原)» la cité de l’électronique ou forteresse des otaku.

Ebisu Memorial Parc
Si vous vous demandez comment je fais pour bouger tranquille aussi loin de chez moi dans un pays que je visite pour la première fois de ma vie et dont je ne parle pas la langue, c’est grâce au « Guide du Routard » . Sauf que livre magique ne dit pas tout ! Et il fallait que ça arrive : 13h15 à « Akihabara (秋葉原)» je me perds et je ne sais plus par ou aller ni quelle ligne prendre pour rejoindre mes deux amies qui m’attendaient.
Je lis dans vos pensées, vous allez vous dire et les téléphones portables ??!! le roaming ne marche pas au Japon et acheter une puce téléphonique m’aurait couté la peau des fesses.
Direction la première cabine téléphonique, j’appelle mes amies dans l’espoir qu’elles puissent me guider, mais on parlait un anglais sommaire, et on avait du mal à se comprendre par téléphone.
Le Guide m’avait lâché, mes amies ne comprenaient pas ce que je disais et ne pouvaient pas m’aider.
Dernier recours : les passants. Grosse surprise, un jeune homme ne parlant pas anglais s’arrêtait pour moi, je prononçais le nom de ma prochaine destination, il me prenait par la main et m’emmenait au 2eme sous sol, me présentait devant un distributeur de tickets, me montrait le prix, je lui montrait ma main avec les pièces ils en prenait et m’achetait le ticket, puis toujours par ma main me ramenait juste devant l’entrée de la ligne que je devais prendre, et m’expliquait avec des gestes que c’est à une station ma destination
Je l’ai remercié dans toutes les langues du monde, car je ne m’y attendais pas du tout, surtout que c’est rare de trouver une personne anglophone. Et cet homme avait consacré quelques minutes de son temps pour m’aider.
Arrivée à la station j’ai reconnu mes amies enfin, elles m’emmenaient faire un tour dans la cité d’ « Asakusa (浅草)».
A la sortie du métro, la première chose qui m’a frappé, c’était un immeuble en forme de verre de bière (Asahi Beer Tower), et les filles m’ont expliqué que c’est une brasserie.

Asahi Beer Tower
C’était presque 14h00, elles m’ont invité à manger. Le restaurant était underground, traditionnel, rien de touristique,ça s’appelait « Kaiten Zushi ». Ils y servaient des sushis en rond : le chef au milieu préparait de délicieux sushis, les posait sur le comptoir, et c’était aux clients de choisir ce qu’ils avaient envie de manger et de se servir. A la fin ils payaient en fonction de la couleur et du nombre des assiettes.
Et je ne vous cache pas que l’amateur de Kafteji underground que j’étais, s’est régalé ! Surtout avec une soupe « Misu » et un bon thé Japonais à la fin du repas.
Ventre plein, bien régalé, on sortait direction le temple Sensō-ji (金龍山浅草寺) , le plus vieux à Tokyo il date du 7eme siècle, mais sur la route je profitais de la présence de mes jeune locales pour m’aider dans certains achats, notamment une crème pour les lèvres, j’ai pas réussi à supporter le froid et le vent dès mes 1eres minutes.

Sensō-ji (金龍山浅草寺)
Arrivés à l’entrée du temple, nommée Kaminarimon (雷門), j’en profitais pour prendre quelques photos et depuis aucun de nous n’avait lâché son appareil une seule seconde, surtout qu’en dépassant la porte c’est le souk Japonais, ou Nakamise comme est dit chez eux. Pendant que l’une faisait ses prières bouddhiques l’autre tentait de m’expliquer en vain ce que signifiaient certains trucs accrochés et les gestes des prêtres etc…

Kaminarimon (雷門)

Pas loin du 2ème temple Sensō-ji (金龍山浅草寺)

au aussi appelé Sanja Sama

Vendeur de boulles de riz plongés dans le caramel ou chocolat dans le marché Nakamise

Une boutique d’épée de Samurai appelés Katana
Fini le tour de ces Temples, on est parti prendre café, discuter et s’offrir des cadeaux, sur ce point les Japonais et les arabes adorent s’offrir des cadeaux locaux à leurs amis étrangers, et c’est ce qu’on s’était fait.


Tokyo Disney Resort à Maihama (Mickey n’a pas les yeux bridé à Tokyo )
17h00 c’est l’heure de prendre le métro direction « Maihama (舞浜駅) », et la bas on prendra le fameux métro Disney du Tokyo Resort. Après 18h00 Tokyo Disney fait une réduction de presque 50% du prix du billet, donc je n’ai payé que 3000 Yen (45 TND), et profitais de spectacles, attractions, animations…Jusqu’à 22h30 à peu près. Les filles n’ont rien payé elles ont des abonnements annuels.
Sur le chemin du retour on se séparait dans le métro, je continuais jusqu’à « Ikebukuro (池袋) », et direction la ligne Tōbu Tōjō (東武東上線), il était 00h05, et c’est important de vous citer l’heure de mon arrivée à la station. Car le dernier métro vers où je dormais est à 23h50, et je ne le savais pas… Donc je suis quand même monté dans le train, j’ai vérifié les noms des prochaines stations affichées au dessus des portes, et c’était la bonne ligne.
Après une heure de trajet arrivée à « Kawagoe (川越市) » et s’arrêtait, tout le monde descendait, sauf moi j’avais rien compris, un jeune qui parlais à peine anglais m’avait expliqué que c’était le Terminus et que le seul moyen de continuer c’est de prendre un taxi…Je descendais et je faisais une longue queue avec tout le monde dehors, attendre un taxi et après 40 minutes c’était mon tour, et il ne parlait pas anglais, fallait que je prononce bien le nom de la ville et dire Métro Station… Je connaissais pas les prix des Taxi au Japon ni la ville ou j’étais perdu.. ça m’avait coûté 6900 Yen (90TND), le prix de deux nuits dans un hôtel capsule…Une fois il m’avait déposé, c’était la sortie West de la station, donc j’ai du chercher un passage à niveau pour traverser, et un family mart ouvert pour continuer dans la même rue, et une fois arrivé à mon immeuble, je me suis trompé d’étage à 02h00 du matin et j’ai sonné dans l’étage au dessous …Bref une fin de soirée loin d’être agréable, tout le contraire de l’après midi … Du coup le lendemain c’était une journée repos et destress .. je vous raconterai ça dans un prochain article « incahllah »
janvier 25, 2010 - Posted by BuGs - 2 Comments

Temple Sensoji à Asakusa
Je confirme que j’ai un peu abusé, mais cette fois ci c’est la bonne, je vais enfin raconter mon trip au japon :
Pour commencer vous devez savoir que le Japon pour les Tunisiens est l’un des rares pays sans visa, on la prend sur place à l’aéroport et j’y reviendrai au bon moment.
Donc remontons tout au début, à l’aéroport Tunis Carthage, à l’enregistrement j’ai précisé à la jeune demoiselle je voulais avoir une chaise du coté d’hublot Tunis – Rome et de même Rome – Tokyo, mais c’était pas du tout le cas. Mon vol est annoncé à 12h00 et arrivera normalement 14h00 à Rome, puis je prendrais celui de 14h50 destination le pays du soleil levant.
Première embrouille avec un petit policier de frontière qui m’accusait de vouloir « brûler » (partir clandestinement) en Italie, comme quoi, j’ai tellement de culot pour partir en Italie sans visa ou tellement con pour laisser tomber le Japon et trouver un moyen d’entrer clandestinement en Italie, (Je n’avais pas besoin de visa pour l’escale). Il a fallu que son supérieur intervienne et lui demande de me foutre la paix.
Ah j’ai oublié de préciser que j’ai fait la grosse erreur de choisir Alitalia pour mon vol.
A propos de ce dernier on avait annoncé 40 minutes de retard … donc il me restait que 10 minutes d’escale à l’aéroport de Rome, m’avait fallu courir partout, aucune indication pour la porte d’embarquement C27 que je devais prendre, je demandais en Anglais on me répondait en Italien, bref par hasard que j’avais trouvé une petite flèche cachée indiquant la zone du C25 au C30… Surprise quai de métro…changer carrément de Terminal…10 minutes passées entre attente de ce mini métro et arrivée à la fameuse C27 qui était encore loin de la ou s’était arrêté le métro. Arrivé après environ 20 minutes de retard, et heureusement que ces avions attendent leurs passagers tout le contraire de nos bus en Tunisie, et j’étais celui qu’ils attendaient.
Ceinture attachée et c’est parti pour 12 heures de souffrances, un bruit super fort des moteurs de l’avion, je ne m’y attendais pas car je ne le remarquait jamais pour les courts courriers, en exception le cas Tuninter ou Sevenair (actuellement) avec les hélices.
J’ai cru qu’on nous passerait des bouches oreilles, mais malheureusement y’en a pas avec cette compagnie, ils nous avaient fourni des écouteurs pour les brancher sur nos mini écrans et choisir de regarder des films ou écouter la musique, mais je vous assure que même le volume à fond, on n’entends que le bruit de l’avion. J’avais envie de dormir super fatigué ayant passé une nuit blanche la veille pour dormir dans l’avion, et me synchroniser avec le décalage horaire, mais hélas ça double ma fatigue. Ma seule petite solution était de me cachait de temps en temps dans les WC de l’avion la ou on entends moins le bruit, mais on ne pouvait y dormir malheureusement. Donc je ne vous raconte pas comment j’ai passé ces 12 heures de vols d’enfer…
Arrivé enfin au Japon à l’aéroport Narita, à la police de frontière, une charmante demoiselle, toute mimi comme dans les mangas, parlait mal l’anglais et étant sous son charme + 48 heures sans sommeil + 12 heures de vols inconfortable, je ne la comprenais pas. Elle a du appeler son boss qui m’avait emmené « gentiment » dans une chambre à part, je précise le gentiment car j’ai remarqué qu’ils font tout pour ne pas faire sentir la personne mal à l’aise ou effrayée, et la je me retrouve avec un jeune américain et un autre français, on était les seuls à ne pas avoir réservé en hôtels au Japon. Ils nous posaient des questions individuellement, faut juste être honnête et leurs montrer qu’on est fan de ce pays et qu’on est venu pour découvrir et non autre. Et hop mon visa de touriste pour 3 mois n’a mis que 5 minutes. Puis me raccompagnait jusqu’à la sortie pour récupérer mes bagages…et vu que c’est Alitalia comme compagnie, nous étions une 40aine à ne pas avoir trouvé nos valises, et c’est parti pour les déclarations, je m’attendais à un gros bordel comme en Tunisie et en Italie, mais tout le personnel sur place s’était mobilisé pour nos cas et se sont bien occupé de nous, mais malgré ça quand même, ma valise je l’avais reçue que 5 jours après.
Une fois la déclaration de la valise perdue est finie, direction la douane nippone, pour déclarer ce que j’ai, et c’est la que j’ai fait ma plus grosse boulette, mes amis au Japon m’ont conseillé de la jouer franc et ne rien cacher à la douane, donc je devais déclarer la nourriture que j’ai ramené, des gâteaux tunisiens et des dattes… et on montrant les photos sur leurs catalogues j’ai confondu les dattes avec des boulettes marrons de marijuana .. Et c’est parti pour une petite fouille à la quelle je ne m’attendais pas !! Mais heureusement à la fin ils ont compris que j’étais maladroit et que je parlais de fruit.
Une fois tout ce qui concerne le vol est fini, première chose aller au toilettes suite au cumul du stress. Et c’est la, le premier contact culturo-Technologique, des toilettes HITECH, des boutons de partout, et j’avoue que c’est la fois ou j’étais resté le plus souvent dans les WC, non que je prenais mon temps, mais car je découvrais l’utilité de tout ces boutons, y’en avait pour régler la température de l’eau, celle de la chaise, la puissance du jet d’eau, son angle, bref c’est impressionnant. Une fois soulagé, parti changer la monnaie dans le guichet d’une des banques à l’aéroport, puis réserver une place dans le « Limousine Bus » qui s’arrête à « Hotel Crown Plaza » au centre de Tokyo (Narita est à 1h30 de route de Tokyo). Prix du billet 3000 Yen l’équivalent de 45 TND.

à coté de l’hôtel Crown Plaza à Tokyo
C’était 15h10 (GMT+9) heure locale au japon, je me retenais dans le bus pour ne pas dormir, d’un coté pour admirer mes premières minutes dans ce pays et d’un autre pour ne pas rater ma station, que je devais lire sur l’écran lumineux à l’intérieur du bus pour prévenir les passagers. Arrivé a la station, après 2h30 d’embouteillages, c’était 17h40 et on dirait déjà tard le soir, mon ami m’attendais, j’avais oublié de mentionné qu’à l’aéroport je l’avais appelé lui annoncé mon arrivée et l’heure de mon bus, et ne s’inquiétais pas pour le retard du bus, il le savait via GPS…qu’en Tunisie veulent nous en priver…
Déboussolé, bouche bée, perdu, entre fatigue, manque de sommeil, on a fait un petit tour dans la ville, trop de lumières, trop de gens, puis partis à la station de trains « Ikebukuro », l’équivalent de la station Barcelone en Tunisie mais en cent fois plus grand, direction la ligne privée Tōbu Tōjō, qui va m’emmener dans la ville Higashimatsuyama, dans la préfecture de Saitama, à 70 km de Tokyo, qui est en effet un petit village plus traditionnel et il n’y a presque personne qui y parle autre langue que le japonais.
Voila c’était mon premier jour , ça suffit pour aujourd’hui je vous raconterai la suite demain « inchallah » ainsi que je vous donnerai plus de photos vu que le lendemain de mon arrivée c’était mon meilleur jour à Tokyo.
janvier 21, 2010 - Posted by BuGs - 0 Comments

A vrai dire je n’ai jamais cherché à l’avoir… Il est très facile de comprendre pourquoi!
Comment peut-on conduire sur les routes en Tunisie ?? Ceux qui le font, font franchement preuve d’un grand courage ou d’une grande négligence du danger qui les entoure…
GÉNIE CIVIL
Commençons par le commencement, qui sont nos intellectuels ingénieurs civils…(???) Je n’ai jamais étudié la cartographie, mais récemment au sein de la société pétrolière pour laquelleje bosse (qui va fermer le prochain mois vu que la Tunisie est à l’abri de la crise …), j’ai expérimenté quelques logiciels qui touchent à la cartographie, et pour créer une ville et des rues, on a juste besoin d’un peu de matière grise et d’un peu de logique…
L’avenue Habib Bourguiba existe depuis presque un siècle, depuis une époque où les voitures et les charrettes étaient rares, et y avait deux voies par route, et après au moins 53 ans, les extensions de nos routes se font sur les même largeurs et de la même logique, alors qu’on n’utilise plus les charrettes et qu’il y a, à certains moments, plus de voitures et de bus que de piétons… Et le pire, c’est que ça continue sans aucune logique.
Regardez bien les Cité d’Ennasr par exemple, des immeubles dont une majorité sans parkings, des routes qui se limitent à une seule voie après le stationnement bordélique pour les amateurs de cette cité sans âme et de ses salons de thé. Pareil pour le lac 2, ils ont préparé les routes à une et deux voies ainsi que des immeubles qui poussent comme des champignons, et dans 4 ans il y aura également des bouchons de ce côté. N’ont-ils pas pensé, en faisant ces petites voies, à profiter du fait qu’ils soient loin du centre ville pour élargir un peu les voies ??!! Faut juste suivre la logique, trop d’habitations, donc trop de voitures. Faut un diplôme pour ça ??
Bref ça doit être sûrement pour l’argent les mètres prévus pour les routes sont plus rentables si c’est pour l’immobilier.
MENTALITÉ
Mais le génie civil (en fait, pas vraiment le génie civil mais la logique des ingénieurs en Tunisie) n’est que la cause des embouteillages, pas celle du nombre des morts par jour sur les routes tunisienne.
Il y a six ans, j’ai perdu un cousin à l’âge de fleur, quelques jours avant son 20eme anniversaire. Il attendait son bus, et un camion, qui voulait éviter un taxi qui s’était arrêté pour un client en plein milieu de la route, était rentré dans la station de bus en faisant des victimes. Allah yarhmou, il n’y était pour rien. Mon cousin est décédé comme beaucoup de personnes qui ont perdu leur vie car un abruti voulait gagner quelques minutes de plus.
Les gens sur la route sont trop agressifs, trop stupides, égoïstes, ne se respectent pas et on dirait même un troupeau de zèbres prenant la fuite devant un lion sur l’écran d’Animalia.
Le comportement sur la route reflète la mentalité d’une majorité d’arriérés, sans conscience de la responsabilité qu’ils ont d’être au volant et de conduire des machines de morts. Oui oui, à leur construction les voitures étaient censées être des moyens de transport, mais sur notre terre ce sont des machines de mort. Aucune responsabilité, les fraudes sont rachetées à 5DT, et on reprend le volant toujours et encore avec cette attitude meurtrière.
Ce serait une fierté que la Tunisie, soit un jour, numéro un mondial d’autre chose que du pays ayant le taux d’accidents mortel le plus élevé…
J’ai tant de haine envers ce genre de personne, mais je ne pourrai vraiment la vider … j’espère lire des commentaires plus expressifs que mon article.
Donc voila, j’ai 28ans et je n’ai pas de permis en Tunisie, non pas par phobie ou par peur de mourir sur la route de la faute d’un autre, mais car je ne veux pas leur ressembler pour « survivre » sur le terrain.
janvier 21, 2010 - Posted by BuGs - 0 Comments

Je sais d’avance qu’en proposant cet article je vais en prendre plein la face par la majorité, comme toujours quand j’entends parler de foot et que je balance mon avis de suite, et je me demande toujours si c’est moi qui est très provocateur ou simplement car c’est si sensible ce que j’ai touché…car d’après ce que je vois le foot dépasse le terme du sport et devient carrément une religion…
Ma Foot-Phobie remonte à très longtemps …. Depuis que j’étais tout jeune, étant « agoraphobe » dans un pays malheureusement ou rare sont ceux qui savent tenir une file d’attente en ordre… mon père m’avait emmené avec lui une fois, croyant me faire plaisir, pour s’acheter des billets pour quelques matchs de l’équipe nationale lors de la coupe d’Afrique de 1994. C’était l’une de mes pires journées. Des gens très agressifs qui se bousculent pour s’acheter quelques billets limités dont la moitié ont expiré la veille pour flen et felten avant d’être mis en vente, des policiers encore plus agressifs sur leurs chevaux fouettant, non leurs animaux, mais les gens au tour, ne se souciant ni de parents ou d’enfants. J’ai eu ma toute première crise ce jour là. Je n’ai jamais compris comment les gens s’y trouve de plaisir mais bon les goûts et les couleurs ne se discutent pas, et ce n’est pas de ça que parlera mon article.
Ce que je trouve désolant c’est qu’à quel point le foot est devenu une culture à part plus importante que tout autres choses … On entend les chants de foot partout :
- Au festival de Carthage un soir un artiste, comme pleins d’autres, avait crié « bonjour la Tunisie » et pour réponse de la part d’une grande partie de son public des chants de foot en italien même pas Tunisiens, ça fait vraiment plaisir que les jeunes de mon pays soient cultivés pour en apprendre des langues étrangères, mais dommage qu’ils ne comprennent pas toujours ce qu’ils chantent la preuve qu’ils chantent faux …
- En boite de nuit un certain DJ demandait à son public, « à moitié inconscient », s’ils aiment sa musique et son ambiance, et ça devient habituel, la même réponse des chants de foot de quelques équipes. et « bêtement » quelques disputes éclatent…
- La veille du résultat du bac (vu que personne ne l’apprend le jour même, tout le monde est pistonné de nos jours) des voitures klaxonnent, avec des jeunes à moitié dehors) et chantent les chants de leurs équipes. (ne vous inquiétez pas pour leurs sécurités c’est leurs parents qui les conduisent.
A ce point c’est vide notre vie pour la combler entièrement par le foot ?? À la télé les émissions à scandale sont 90% consacrés au foot et aux affaires de foot, comme si y’a que ça dans nos vies, je m’attendrais même à des titres du genre « le foot est il la cause ou la solution de la crise financière », « Pasteur a-t-il joué au foot avant de découvrir le vaccin de la rage ? » ….
La majorité des journaux aussi, ayant un contenu à moitié pour le foot et l’autre moitié une grande partie sur les faits divers de la société entre crimes, annonces d’emploi ou de ventes et d’achats … mais presque rien si c’est pas quelques lignes sur la culture générale.
Un régionalisme a trouvé sa naissance à cause de quelques « extrémistes » de ce sport, des actes de violence non justifiée que par la seule cause « ne pas supporter la même équipe », ne me faites surtout pas sortir, s’il vous plait, les arguments à deux millimes (je n’aime pas utilisé les sous français quand je parle de la Tunisie) du genre que ça se passe même en Europe et ailleurs dans le monde… et alors qu’ils sont violent eux pour leurs sport ?? On est obligé de leurs ressembler et recopier bêtement comme on copie plein de truc (Ah c’est mon occasion pour évoquer la Saint Valentin qui s’approche à grands pas et que beaucoup la fêtent sans savoir rien de chez rien sur ce saint)…
C’est quoi l’intérêt de détruire des propriétés publiques ou privées après un match ?? Et causer la fameuse punition collective celle de la disparition des transports pendant les match au cours de la semaine, que nous les simples travailleurs ou étudiants on perds des heures à attendre nos bus ou nos métro stoppés, le temps que quelques brutes quittent nos rues après un match dont le planning et l’endroit sont trop mal calculées ??!!
C’est quoi l’intérêt d’agresser un « être humain » car il porte un T-shirt de l’étoile ou de l’espérance ?
Pour quoi se limiter qu’au foot ? Ne connaissant rien sur les « autres » sciences (que vous le voulez ou pas le faite de ne rien connaître sur le foot permet aux autres de juger vos capacités intellectuelles et culturelles et par suite le foot est devenu une matière scientifique, personnellement je voterai pour son éducation à l’école, connaître les dirigeants des clubs, et les noms des joueurs, nous est plus valeureux que les chefs de révoltes ou les inventeurs ou les molécules « inconnu(e)s »… « ah ya denya » et ) .
L’extrémisme religieux ou politique nous est interdit, mais celui du sport ne l’est pas ?!! (On n’en a qu’un seul sport malheureusement, la preuve les émissions sportives sur nos chaînes n’évoquent que le foot ou lui accordent la grosse part de leurs précieuses minutes).
Ce qui me fait marrer surtout, les dialogues entre supporters et qui supportent même des équipes d’autres championnats dont les habitants de ces pays ne savent rien sur l’existence de notre pays ou même sa position géographique. Leurs technologies leurs cultures vous intéressent elle tant que leurs équipes ?
J’ai bien cherché une conclusion pour cet article mais malheureusement j’en ai pas trouvé tout est résumé depuis le début, mon idée et ma façon.. Et encore quelques lignes à exposer les maux de mon pays que j’aimerai voir mieux un jour « inchallah à la Tunisienne »